La Mal-a-Dit

Un jour, quelqu’un frappe à votre porte et vous ouvrez.
– Bonjour, je suis ta maladie !
Vous n’avez rien demandé à personne et pourtant elle est bien là.
Elle prend différentes formes vicieuses tel un simple rhume, une bronchite, une sciatique, un cancer, parkinson, une simple otite ou même une tumeur au cerveau.

Ne vous inquiétez pas…..
Elle vient juste vous parler, vous apporter une réponse, car vous n’avez pas voulu écouter, vous écouter.
Nous ne tombons pas malade par hasard !

Il y a 14 ans, lorsque le Neuro m’a annoncé ma maladie (une sclérose en plaque), je n’étais pas surprise. Au plus profond de moi, je savais que je déclencherais cette maladie un jour ou l’autre. Et dès l’annonce je m’en suis détachée, ne me considérant malade que 2 minutes, 3 fois par semaine lors de mon injection, ne m’apitoyant jamais sur mon sort.

En commençant mon cursus de Médecine Traditionnelle Chinoise, aux grés de mes rencontres et nouvelles amitiés accompagnées de longues conversations s’est ouvert à moi un nouveau monde.

Comprendre pourquoi, comment et dans quelle condition je suis « tombée » malade. Pourquoi « tomber » d’ailleurs alors que mon corps se rigidifiait pour que je ne bouge plus, que je n’avance plus.

La découverte d’auteurs tel Gérard Athias, Jacques Martel, Michel Odoul entre autres m’ont permis de bien comprendre que chaque maladie avait bien une fonction différente.

Nous sommes faits d’émotions, telle la joie, la colère, la tristesse, la peur que nous arrivons à gérer au quotidien jusqu’au jour où nous n’y arrivons plus.  A cet instant, la maladie devient la réponse et non le problème.

 « Tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime »

Mais en avançant sur mon chemin, j’ai découvert que mon cas était beaucoup plus complexe que ça.
Beaucoup d’autres facteurs rentraient en jeu.

En effet, cette maladie avait un rôle bien précis : construire des murs autour de moi pour m’empêcher de bouger.
Alors qu’en fait je construisais des murs, pas pour moi, mais pour protéger des personnes derrière. Cette évidence m’est apparue en travaillant sur mes vies antérieures et en commençant à comprendre mon fonctionnement. Je devais comprendre qui j’étais avant, pour savoir qui je suis maintenant. Mon rôle était de construire ces murs pour protéger les gens derrière moi.

Mais j’ai même fait mieux que ça.
J’ai protégé une de mes âmes sœurs qui pour une raison inexpliquée a eu peur « d’attraper » cette maladie et pour la protéger, j’ai pris sa peur et déclenché ma maladie exactement au même moment pour prendre les coups à sa place alors que nous nous sommes rencontrées de nombreuses années après.
Ne vous inquiétez pas, tout va bien entre nous, je ne lui en veux pas !

Tous ces événements m’ont permis de comprendre que ma maladie était donc « karmique » que je la traînais de vie en vie, en amassant des briques à chaque fois.
Parfois, certaines maladies complexes ne vous appartiennent pas non plus, mais à votre lignée familiale dont nous pouvons remonter le fil d’Ariane par la psycho-généalogie.

Tout ceci est donc bien divers et complexe.

Mais cela m’a permis de comprendre pourquoi et comment. Et au final de remercier ma maladie, qui a eu jadis son utilité et d’arrêter mon traitement en pleine conscience et en accord avec mon Neuro malgré ses réticences bien cartésiennes.

Et toutes ces connaissances me permettent aujourd’hui d’éviter une pharyngite en ne laissant pas des paroles coincées dans ma gorge, d’éviter une otite lors de conversations que je ne voulais pas entendre, d’éviter une entorse lors de sorties que je ne voulais pas faire.

Tout ceci me permettra d’aborder également des thèmes très peu cartésiens tels que les vies antérieures, le karma ou la psycho-généalogie entre autres. Ces approches m’ont permis de démolir mes murs ou de les construire avec des portes et des fenêtres afin de continuer à avancer en marchant sur mon chemin.

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